Que du bonheur !

 

La formule est classique mais s'applique parfaitement : on arrive au CGAAER en pleurant, on en repart en pleurant encore... mais pas pour la même raison !

Mes 5 années furent rafraîchissantes, mieux : rajeunissantes.

Venir travailler et donc vivre à Paris, après une carrière uniquement provinciale, cela fleure bon les années d'études sur la Montagne ou de l'avenue du Maine. On peut même entretenir sa forme en sillonnant Partis en vélo pour le travail : quel superbe parcours de Varenne à Vaugirard par les Invalides au dôme doré. Après la beauté architecturale et urbanistique de l'avenue de Breteuil, on passe devant l'ancien Bal Blomet, maintenant rénové, d'où l'on peut imaginer s'échapper les rythmes endiablés des saxophonistes de l'entre-deux-guerres, voire rêver aux Joséphine Baker, Kiki de Montparnasse et tous les artistes peintres qui passèrent par là. Ne sommes-nous pas à deux pas de làoù vivaient Miró et tant d'autres. Un soir d'hiver de retour de la place Beauvau chez nos collègues de l'IGA, ce fut un enchantement des pupilles que descendre une partie des Champs, traverser la Concorde avec la Tour qui scintillait au loin.

Compensation du célibat géographique, le CGAAER permet aussi de profiter intensément de la richesse culturelle de Paris : pour moi, ce fut l'organisation avec les collègues de nombreuses et délicieuses sorties théâtrales.

Plus professionnellement, rentrer au CGAAER, c'est apprendre un nouveau métier, ré-ouvrir complètement son appétit d'apprendre, se retrouver parfois avec certains camarades avec qui nous avions usé nos fonds de culotte, voire chahuter dans de mêmes situations... comme autrefois.

Et tous les mois, c'est aussi communier ! Et oui, dans la France républicaine et laïque, le CGAAER a sa semaine sainte. Sous cette amusante appellation, on nomme la semaine où se réunissent toutes les sections et, apothéose, l'Assemblée Générale durant laquelle nous communions sous les 3 espèces, PEF, Vétos et Inspecteurs ! Hallelujah !

Le CGAAER, c'est aussi travailler en groupe, en mode projet comme on dit pompeusement. Soyons clair, depuis la sortie de l'ENGREF, c’était bien la première fois que je retrouvais cette situation qui est très enrichissante. Lorsque la mission est interministérielle, c'est l'occasion de découvrir des cultures et des modes de faire différents. Dans tous les cas, on peut constater que la puissance du collectif est supérieure à la somme de chaque membre. Que de fois, suite à une mise en commun n'ai-je pas vu s'envoler, comme par enchantement, l'angoisse de la page blanche, syndrome classique du missionnaire isolé.

Enfin, soyons aussi honnêtes : plus de préfets dont la diversité des tempéraments n'a d’égale que le nombre de départements français. Plus de président de chambre, de syndicats professionnels ou internes, ou de chasse…Plus de nuits blanches à ruminer telle assemblée passée ou à venir durant laquelle, quoi que vous fassiez, vous serez mis en accusation.

Que des nuits paisibles. Je vous le dis : que du bonheur !

 

 

 

                                                     Roland RENOULT

 

 

                                                      Membre du bureau

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               Voyage d'études en JORDANIE

L'amicale organise un voyage en JORDANIE

du jeudi 19 mars au mercredi 1er avril 2020.

Le prix du voyage est fixé à 2 125 € par personne en chambre double

(supplément chambre individuelle de 507 €),

pour 14 jours, en pension complète sauf deux dîners libres.

Le programme détaillé est consultable ici.

Les inscriptions sont complètes.

Les destinations des années suivantes pourraient être l'Argentine et le Rajasthan.